À 28 ans, et après une saison rendue galère à Toulon à cause d’une pubalgie, Rémy Baty a rejoint l’AS Saint-Priest cet été avec la ferme intention de relancer sa carrière tout en retrouvant le plaisir de jouer. Entretien avec l’attaquant gaucher, dit Batygoal.

La présentation

« J’ai commencé le football à l’âge de 3 ans dans l’Isère. Après, j’ai joué au club de Bourgoin Jallieu de 11 à 18 ans. Je suis ensuite parti à la Côte avant de revenir à Bourgoin jusqu’à la saison 2015-2016, au cours de laquelle j’ai marqué 18 buts en CFA2 en étant replacé dans l’axe de l’attaque après avoir joué toute ma carrière sur le côté. En 2016, j’ai rejoint Toulon en CFA. Actuellement, je ne travaille pas à côté du foot, et ce depuis mon départ à Toulon. Mais j’ai travaillé pendant plusieurs années dans le secteur de la banque ».

L’arrivée à l’ASSP

« C’est le président Patrick Gonzalez qui m’a appelé. Au club, je connaissais bien Alexis Faivre, éducateur chez les jeunes. Je n’ai pas hésité à venir, surtout que le club monte en CFA avec un joli projet. Je voulais revenir dans la région lyonnaise car j’ai eu du mal à m’acclimater à la mentalité du sud. Et en plus, j’ai eu une pubalgie durant ma saison à Toulon. C’est la pire blessure que j’ai eu dans ma carrière. C’était dur. Certains jours, je n’arrivais même plus à marcher… J’ai galéré. Mais maintenant, ça va mieux. J’ai fait beaucoup de kiné cet été, et je ne prends plus de médicaments depuis quelques jours. Donc je suis sur la bonne voie. Je retrouve la forme, j’ai fait une bonne préparation avec le groupe. S’entraîner sans douleurs, c’est déjà une très bonne chose ».

Les objectifs

« Je veux m’amuser. Je veux retrouver le plaisir de jouer au foot. Pas d’objectif en termes de statistiques. Ce n’est pas ma manière de faire. Je suis un joueur collectif. Je préfère faire des passes décisives si cela sert plus à l’équipe. Au niveau des objectifs collectifs, on pourra faire un premier bilan au mois de novembre, mais on cherche à avoir le maintien le plus rapidement possible pour voir ce qu’on peut jouer ensuite. Pour réussir, il faudra de la confiance et faire des bonnes séries sans spirales négatives ».

Les débuts à Saint-Priest

« Mon adaptation s’est très bien passée. Je connaissais quelques joueurs, et j’en avais croisé certains avec Bourgoin, donc cela a facilité mon intégration. Le groupe est sain ».

L’interview décalée

Un rituel ? Pas de superstition d’avant-match.
Un geste ? Un but en balle piquée.
Une équipe ? Le Real Madrid.
Un entraîneur ? Je ne sors aucun nom, car dans les grands clubs, ce sont surtout des meneurs d’hommes.
Un joueur ? Cristiano Ronaldo.
Un joueur qui me ressemble ? En pleine possession de mes moyens, je pense à Frank Ribéry.
Une passion en dehors du foot ? Le tennis.