À 25 ans, et après une formation chez les professionnels du côté de Rennes et de Tours, Jean-Bryan Boukaka a effectué son retour dans la région lyonnaise cet été en signant à l’AS Saint-Priest. Avec la ferme intention de réaliser de belles choses en National 2.

La présentation

« J’ai commencé le foot à 6 ans à Pierre-Bénite, où j’ai joué deux ans. Après, j’ai intégré l’Olympique Lyonnais pendant trois ans. Des benjamins aux U14, j’ai joué au Cascol avant d’intégrer le centre de pré-formation de Vichy et d’aller au centre de formation de Rennes. Je suis resté 5 ans au SRFC jusqu’à mes 20 ans. Ensuite, j’ai signé mon premier contrat professionnel en 2012 à Tours en Ligue 2. J’ai ensuite été prêté à Boulogne en National, puis à Amiens en National aussi. Après, j’ai intégré le Rapid Bucarest en D1 roumaine, et la saison dernière, j’étais à Dieppe en CFA ».

L’arrivée à l’ASSP

« Le club et le coach Christian Scheiwe voulaient déjà me faire venir l’an dernier, quand ils étaient en CFA2. Mais j’étais réticent de jouer à ce niveau-là. Du coup, la montée en National 2 a changé beaucoup de choses. Malgré tout, je suis arrivé un peu tard, le 15 juillet. J’ai renouvelé le contact avec Jessim Mahaya, que je connais depuis longtemps, et ça c’est fait comme ça. Avec Christian, ça a rapidement matché. J’aime sa façon de faire. Le projet de jeu est clair. C’est un ancien attaquant, donc cela a aussi été un plus dans ma décision. Et je voulais aussi revenir dans ma région, car je n’avais plus joué sur Lyon depuis mes 13 ans. Donc c’était un manque ».

Les objectifs

« Collectivement, on veut assurer le maintien le plus rapidement possible. Après cela, on pourra ambitionner plus. On n’a pas la prétention de viser le podium. Mais on a un bon groupe. On peut être une surprise. C’est le terrain qui parlera. On a gagné contre des équipes plus faibles, comme Raon et Yzeure, mais lors de nos deux défaites contre Schiltigheim et l’OL, on a été au niveau, et c’est rassurant. Individuellement, je veux contribuer au maintien de l’équipe en faisant mon boulot. Je veux être décisif, en marquant des buts et en délivrant des passes décisives. Le 3-5-2 ? On a la possibilité de jouer avec plusieurs systèmes, mais le 3-5-2, c’était nouveau pour moi. Je n’avais jamais joué à ce poste. Le coach estime que j’ai les qualités pour jouer à ce poste. L’intensité des efforts n’est pas la même qu’au poste d’attaquant. Là, j’ai plus de tâches défensives à faire. Par exemple, quand on n’a pas la balle, je suis le cinquième défenseur. Et tout ça m’apporte de nouveaux bagages, c’est un plus. Le monde pro ? J’ai été trop impatient. Quand les choses n’arrivaient pas tout de suite, je me braquais un peu. Et en jeunes, ça ne passe pas trop. J’avais les qualités pour jouer dans le monde pro. Je n’ai pas joué dans de grands clubs, comme Rennes ou Tours, pour rien. J’ai goûté à ce monde, donc ce serait mentir de dire que je ne veux pas y retourner. Mais c’est le collectif d’abord. Les objectifs de l’équipe passent avant tout, et pour les envies personnelles, on verra après. Si on réalise une bonne saison collective, tout est possible… ».

Les débuts à Saint-Priest

« L’adaptation s’est bien passée. Il y a de bons gars dans le groupe. Je connaissais déjà 5-6 joueurs de l’effectif, et surtout Jessim Mahaya, donc ça m’a aidé aussi. Mon intégration est bonne. Le stage de préparation à Vichy a fondé le groupe. J’ai l’impression que ça fait 10 ans que je suis ici ».

L’interview décalée

Une qualité ? Ma vitesse.
Un défaut ? Je suis un râleur, surtout quand on perd.
Passion en dehors du foot ? La playstation. Je joue beaucoup à FIFA.
Un joueur ? Ronaldo, le vrai.
Un joueur qui me ressemble ? Quand j’étais en centre de formation, on me comparait à Moussa Sow, ancien joueur de Rennes et de Lille.
Une équipe ? Manchester United.
Un entraîneur ? Franck Haise. C’était mon formateur à Rennes, quand j’étais en U16. Actuellement, il est adjoint de Landreau à Lorient, mais je pense qu’il sera vite un entraîneur principal. Il a un truc. Il m’a fait progresser, et je le remercie encore.
Un geste ? La feinte de frappe.
Un rituel d’avant-match ? Plus maintenant. Mais avant, quand j’étais jeune, j’appelais ma mère avant le match.
Le mot de la fin ? Que tout le monde réalise ses objectifs !