Suite à une saison galère à Andrézieux, qui a failli le pousser à arrêter le football, Adrien Valente veut d’abord retrouver le sourire à l’AS Saint-Priest. Mais l’ancien buteur de l’ASSE est aussi là pour faire trembler les filets du National 2.

La présentation

« J’ai commencé le foot à 6 ans à L’Horme dans la Loire. Après, je suis allé à Saint-Chamond, puis à Grand Croix Lorette avant de revenir à Saint-Chamond, où j’ai été repéré par l’ASSE. J’ai intégré ensuite l’ASSE en U13 jusqu’à mes 20 ans, et l’équipe réserve. Ensuite, j’ai fait deux saisons à Andrézieux, en CFA2 en 2015, et en CFA en 2016. Et je suis désormais ici, à Saint-Priest ».

L’arrivée à l’ASSP

« En CFA2, j’ai fait une superbe saison à Andrézieux puisque j’ai mis 16 buts et délivré 7 passes décisives. Donc j’ai prolongé mon contrat pour un an. Mais en CFA, l’an dernier, ça n’a pas marché. L’entraîneur ne me faisait pas confiance. Ils voulaient me conserver cette année… mais sans salaire. Donc je suis parti à la recherche d’un nouveau club en National 2. J’avais 2-3 offres, mais j’ai choisi Saint-Priest. J’ai fait un essai fin mai avec l’équipe réserve, j’ai été bon. Et les discours ambitieux du président, du directeur sportif, et de l’entraîneur m’ont convaincu. J’ai été surpris par l’intérêt prononcé de l’ASSP car je sortais d’une saison compliquée. Mentalement, j’étais au plus bas puisque j’ai même pensé à arrêter le foot, mais ma famille m’a remis dedans ».

Les objectifs

« Je veux d’abord retrouver le plaisir de jouer au foot, et c’est le cas pour l’instant. Au niveau personnel, j’ambitionne de mettre 10 buts minimum entre le championnat et la Coupe de France. Pour l’instant, j’ai mis un but, donc c’est bien. Pour le collectif, on vise le Top 5 ».

Les débuts à Saint-Priest

« Ça se passe très bien. La cohésion du groupe est très bonne ici, bien mieux qu’à Andrézieux, où il y avait des mercenaires. Il y a des bons gars dans le groupe. Et ce sera notre force aussi cette saison. Après, je tiens à dire qu’avoir un vrai préparateur physique, avec Rémy, c’est top. Au niveau du travail, c’est de la qualité, comme j’ai pu connaître à l’ASSE. À Saint-Etienne, j’ai eu une déception de ne pas avoir signé chez les pros. Mais je n’ai pas tout fait pour… J’ai des regrets, surtout qu’en 2014, j’ai été épinglé à cause d’un pari sportif interdit. J’ai eu une amende de 500 € et du travail d’intérêt général de 2 heures à faire. J’étais stagiaire pro. J’ai fait un an de plus à Sainté, mais malgré quelques mois dans le groupe pro et un bon début de saison, je n’ai pas été conservé… J’ai manqué de mental. Jeune, j’étais très faible à ce niveau-là. Aujourd’hui, ça va mieux en grandissant. On apprend de nos erreurs ! ».

L’interview décalée

Une qualité ? Ma générosité.
Un défaut ? Mon mental.
Passion en dehors du foot ? Les tatouages, les voitures.
Un joueur ? Wayne Rooney (Everton) et Sergio Aguero (Manchester City).
Un joueur qui me ressemble ? Je m’inspire de Kevin Gameiro (Atlético Madrid).
Une équipe ? Manchester City.
Un entraîneur ? Abdel Bouhazama, mon ancien entraîneur en U19 à l’ASSE, qui est aujourd’hui responsable du centre de formation d’Angers. Il m’a fait progresser, j’ai franchi des caps avec lui, et notamment au niveau de la confiance.
Un geste ? Le coup du foulard.
Le mot de la fin ? Que l’équipe fasse une grosse saison. Et rêver pourquoi pas de monter en National 1…