Arrivé au club en 2011, Rémy KALECHE a tout connu à l’AS Saint Priest. Des jeunes (U19 Honneur, puis U17 Nationaux) à l’équipe première (en CFA, puis en CFA2), le préparateur physique a même appris son métier chez les Sang et Or. Avant le grand rendez-vous qui attend la CFA2, ce samedi lors du match pour la montée contre l’Ile Rousse, le salarié de l’ASSP a livré son ressenti.

La préparation des joueurs

« Physiquement, le groupe commence à être fatigué. La saison a été longue. En termes de chiffres, on a fait 150 séances depuis la reprise estivale, ce qui fait 180 heures d’entraînement effectif sur la saison, avec pratiquement 40 matchs au compteur, entre les amicaux, le championnat et la Coupe. Donc, le jeu cette semaine, c’était de faire des entraînements courts avec de l’intensité pour que les gars aient du jus pour le match de samedi. Le groupe est fin prêt ! ».

La vie de groupe

« Le groupe dégage de la sympathie, il est plutôt solidaire et travailleur. Mais il ne progresse que sous pression. Si certains joueurs veulent élever leur niveau à l’avenir, ils vont devoir faire un travail mental tout en faisant plus à l’entraînement et en dehors. Ce groupe a un très fort potentiel, mais il est aussi très imprévisible. Les joueurs tombent vite dans la facilité. Et ce manque-là, il faudra le gommer en cas de montée en CFA, où toutes les erreurs se payent cash. C’est pour cela que selon moi il manque encore au moins deux joueurs d’expérience, en plus de Fabien, Yannick ou Didier par exemple, pour être performant en National 2 la saison prochaine ».

Le staff

« Je tiens à remercier Christian (l’entraîneur), Robert (l’adjoint) et Patrick (l’entraîneur des gardiens). On a travaillé dans une bonne ambiance. Le côté sportif est important, mais l’humain l’est tout autant. En y ajoutant Dédé, Eric et Sylvie les week-end, le staff dans sa globalité est un groupe uni et heureux de se retrouver. Cette grosse osmose entre nous a aussi fait notre force tout au long de la saison ».

La différence avec la dernière montée en CFA

« La différence, c’est que le groupe de l’époque était un vrai groupe de copains. Ils avaient un contact particulier en dehors du foot. En 2013, l’équipe était peut être un peu moins talentueuse individuellement, mais plus forte collectivement que cette année. Et la situation est toute autre puisque cette année, on a été dans la peau du chassé en étant leader une bonne partie de la saison, alors qu’en 2013, on était dans la position du chasseur derrière Le Puy ».

Les changements entre la CFA2 et la CFA

« En CFA, 70 % des clubs fonctionnent comme des clubs pros. C’est-à-dire que les joueurs sont salariés de leur club en plus d’avoir un très bon niveau foot. Ils ont un calendrier adapté, ils s’entraînent le matin dans des conditions optimales pour performer. Donc ils ont une meilleure récupération… etc. Les clubs de CFA sont de plus en plus professionnels. Dans l’objectif et le projet du club, qui est de continuer à grandir, ce sera important de se professionnaliser davantage ».

L’avenir du club

« La plus grosse étape pour un club amateur, c’est de sortir de la CFA. Pour moi la plupart des bonnes équipes de CFA n’auraient pas de problèmes à jouer en National. Atteindre la troisième division avec Saint Priest, c’est possible. Surtout que notre club a l’avantage d’avoir une très bonne formation, des U15 aux U19, donc cela apporte un plus par rapport à d’autres clubs qui n’ont qu’une équipe séniors. On a tout pour réaliser notre projet. Mais cela passe d’abord par une montée en CFA en cette fin de saison… ».