Arrivé à l’AS Saint-Priest il y a une vingtaine d’années, Antoine Tarin a tout connu ou presque. Source inépuisable de souvenirs, il retrace son parcours sang et or en livrant quelques anecdotes croustillantes.

Mon parcours

« J’ai commencé ma carrière de dirigeant à l’ASPTT Lyon. J’y suis resté pendant 11 ans. Les premières saisons avec René Jacquet, j’ai fait éducateur chez les Pupilles, les Minimes, puis les Cadets.

Après mon année en Cadet National à Lyon, je suis arrivé à l’ASSP en 1994, quand Bernard David a débarqué à Saint-Priest, sous la présidence Delorme. J’ai commencé à diriger les Minimes (13 ans) en Pro Ligue. À cette époque, les équipes de jeunes étaient sur le déclin au club. Au cœur d’une nouvelle génération d’éducateurs, on avait comme but global de faire remonter les différentes équipes au plus haut niveau de la Ligue. On a rempli le contrat en une petite dizaine d’années.

Après les 13 ans, je suis passé avec les 14 Fédéraux (désormais U15 Elite). On a loupé la montée en 16 ans Nationaux pour un point en 97. En 98 chez les Cadets Honneur, j’ai vécu une année galère… Malgré tout ça, j’ai senti qu’il y avait quelque chose à faire avec ce groupe. Je suis donc resté en 99, avec les débuts de Christian Schweive en tant qu’entraîneur, vu qu’il commençait à passer ses diplômes à la fin de sa carrière de joueur. Et on a fait une excellente saison, puisqu’on est monté en 18 ans Nationaux au terme d’un barrage d’anthologie contre Clermont et Sens. Une fois que Christian était bien formé avec un BE en poche, j’ai décidé de lui laisser les clés de cette équipe-là. Et moi, je suis redescendu avec les 15. Par la suite, j’ai occupé un poste de recruteur chez les jeunes (8-15 ans) pendant deux saisons. Ça marchait bien, je choisissais mes matchs le samedi et le dimanche. J’allais voir des joueurs susceptibles de renforcer nos équipes pour la saison d’après, en faisant une projection avec les différents éducateurs.

Après cela, je suis parti à Ain Sud en 2009, aux côtés de Jean-Paul Ancian. J’y suis resté quatre ans. J’ai débuté chez les U13 Elite, puis j’ai fait les U15 PL, avec qui on a assuré le maintien. Je me suis régalé dans un super club, avec beaucoup d’anciens.

Je suis ensuite revenu à Saint-Priest avec le président Montero. J’ai repris avec les U13. On avait un super groupe, on a terminé sur le podium de la finale départementale contre le gratin régional. Après, j’ai changé de catégorie pour aller avec la PH. Pour ma première expérience avec des Seniors, on a réussi à se maintenir, malgré un groupe très jeune composé en grande partie de 19-20 ans. Puis j’ai passé mes premiers diplômes d’animateur jusqu’au Module U11, et je suis reparti chez les petits, avec les U9 aux côtés de Michel Maillard. Et enfin, cette saison, je suis avec les U10. Ça se passe super bien. On se partage les tournois, avec Alexis Faivre et Wali ».

Mes souvenirs à Saint-Priest

« Mon meilleur souvenir au club ? C’est la montée en National avec les Moins de 17 ans. Cette saison-là en 99-00, on s’est régalé ! Avec Christian, un ancien footeux, on a pris du plaisir, surtout lors du dernier match contre Sens. La rencontre s’est jouée au Stade Jacques Joly devant beaucoup de monde. On devait gagner pour monter, et on a gagné 6-1 ! Le groupe m’a alors coupé la moustache et on est allé en boîte de nuit. C’était une très belle fête, car c’était la première fois que le club montait en National dans cette catégorie.

Je garde aussi un bon souvenir de l’époque où j’étais adjoint de Nicolas Rioux avec les U19. En 2014, on a failli monté en National, mais finalement, c’est Evian qui a terminé premier… On avait pourtant fait une belle saison. Même si on n’a jamais dépassé les 32es de finale, je garde également un beau souvenir de la Gambardella.

Mon fils a joué sous le maillot de Saint-Priest, et ses matchs restent gravés dans ma mémoire.

Le pire moment à l’ASSP ? Je n’en ai pas un en particulier, car j’ai jamais vécu de descentes avec mes équipes. Après, s’il faut ressortir un mauvais moment, c’est le départ de Bernard David, avec qui je suis arrivé au club, et qui était en quelque sorte mon mentor. C’est un super mec. Il est passé par l’ASSE ensuite. Et il est aujourd’hui au centre de formation d’Auxerre ».

L’évolution du club

« Depuis mon arrivée dans les années 90, le club a bien progressé. Puisque les jeunes jouent au plus haut niveau possible ou presque dans chaque catégorie. Il n’y a que les U19 qui sont en Honneur, mais la montée en National est trop compliquée pour eux avec le système de la Fédé… Mais pour le reste, Saint-Priest est au top ! ».