Arrivé à l’AS Saint Priest en 2010, Samir Ghemmazi est l’entraîneur des U17 Nationaux, qui se classent septièmes de leur poule derrière les grosses formations après 20 journées. Avant d’affronter l’Olympique Lyonnais au Stade Jacques Joly ce dimanche à 15h, le natif de Saint Priest s’est présenté avant de tirer un premier bilan de la saison en cours et d’aborder les objectifs.

Présentation

« En plus d’être éducateur à l’AS Saint Priest, je suis salarié de la ville, pour laquelle je travaille en école dans le temps périscolaire. Cela me permet d’allier parfaitement vie professionnelle et vie footballistique, car être coach des U17 Nationaux, c’est un poste à plein temps. Cela fait sept ans que je suis au club, et c’est ma cinquième saison avec les U17 Nationaux. Avant, j’ai entraîné deux ans les U17 Honneur après avoir fait mes formations à l’entente de Saint Priest. Je prends un grand plaisir avec mon équipe, qui joue au plus haut niveau. Travailler avec des jeunes adultes, c’est très intéressant. De plus, les joueurs sont conditionnés pour la compétition, ils sont à l’écoute avec l’envie d’apprendre. Il n’y a jamais d’absences aux entraînements. Et je suis fier de représenter ma ville, où je suis né et où j’ai grandi, dans tous les coins de la France ».

Philosophie de jeu

« Personnellement, j’ai un système de jeu à part car mon équipe évolue en 3-5-2. Je n’aime pas jouer avec qu’un seul attaquant. Et ce système à trois défenseurs permet d’avoir une équipe équilibrée, avec de la présence devant le but et une bonne assise défensive. Je m’inspire de ce qui se fait en Italie ou au Chili. Ce système demande beaucoup de culture tactique. Chaque joueur doit être irréprochable à son poste et chacun doit faire les efforts pour les copains. En août, pour que les joueurs s’adaptent bien au système, on commence avec une grosse préparation, que ce soit physique ou tactique ».

Le premier bilan de la saison 2016-2017

«  Cette saison, il y a de la frustration. À la vue de la qualité de l’effectif, j’estime ne pas avoir su tirer le meilleur de mon groupe. Toute la saison, on s’est mis au niveau de nos adversaires. On a fait de bons matchs contre les gros, en gagnant contre Dijon ou en faisant un match nul contre l’ASSE, mais on a perdu contre des équipes plus faibles derrière… En étant plus constant, on aurait pu avoir d’autres prétentions… Après, cette année, certains de mes joueurs sont en section sportive. Du coup, cela crée quelques problèmes internes car ces joueurs-là ne participent qu’à deux séances sur quatre pendant la semaine avant les matchs. L’organisation est donc délicate, on a dû bricoler…  ».

Relation avec l’équipe U17 Honneur

« Notre but, avec l’équipe deux, c’est de former des groupes homogènes et logiques chaque week-end. On travaille en relation. Et plutôt que d’avoir un banc de qualité, je préfère laisser certains joueurs en équipe réserve pour qu’elle se maintienne elle aussi ».

L’objectif pour la fin de saison

« Il reste six matchs. L’objectif, c’est d’assurer le maintien au plus vite. Il nous manque une victoire, je pense. Mais là, on attaque notre étape de montagne avec des matchs contre l’OL, l’ASSE et le FC Lyon. Ce sont trois finales. On va prendre match après match ».

Le choc face à l’Olympique Lyonnais

« Contre Lyon à l’aller en novembre, on a perdu 4-1. J’espère qu’on va rivaliser avec eux au Stade Jacques Joly. Il faut que les joueurs se transcendent. Et on doit s’inspirer de la victoire 3-0 contre Lyon la saison dernière, où on avait fait une superbe performance face à la grosse équipe lyonnaise et tous ses internationaux. C’est un match bonus. Si on perd, ce sera normal, mais on doit faire un match plein dans le contenu pour faire un résultat. On va jouer sans pression alors que l’OL doit prendre des points pour garder sa première place face à l’ASSE ».

Un conseil pour le club

« Le football reste un jeu. On l’oublie trop souvent en ce moment. Il faut sensibiliser les parents à cela. Ce que j’aimerais à l’AS Saint Priest, c’est de voir plus de joueurs de la ville dans les équipes de jeunes jusqu’en U13. Le regret, c’est que les gens tendent vers la consommation. Il manque une fibre plus locale chez les petits ».